Afropunk Paris, édition 2019

Il m’a fallu plusieurs jours pour me remettre de mon expérience à Afropunk. À l’heure où j’écris cette article, les seules choses qui me maintiennent en vie sont mes souvenirs, le groupchat Afropunk MVP sur whatsapp et du thé au gingembre. Ce retour arrive probablement un peu tard, mais vaut mieux tard que jamais.

Un peu d’histoire..

Pour comprendre Afropunk, il faut connaître son histoire. Tout d’abord, il faut savoir que le festival a été créé en 2005 avec une première édition qui se tenait à Brooklyn. Le but premier de ce festival était de mettre en avant les artistes punk de la communauté noire car bien qu’ils aient été les précurseurs du genre (comme beaucoup de genres), car ceux-ci ont toujours été relégués voire effacés au profit d’artistes blancs. 

Plus que de la mise en avant, Afropunk a toujours mis en avant l’esprit F.U.B.U. (For Us, By Us) où la communauté noire ayant des goûts qui ne se rapproche pas de la norme attendue à son égard (hip-hop, afrobeat, musique caribéenne, etc.) puisse se retrouver et s’exprimer dans un cadre bienveillant.

Il faut aussi noter que le festival fût gratuit plusieurs années mais attirant une communauté plus large et dans une logique d’expansion, Afropunk s’est donc mis à vendre des billets et à ouvrir son panel d’artistes en incluant le rap, rn’b, néo-soul, etc donnant le festival que l’on connaît aujourd’hui.

Afropunk à Paris

Depuis cinq ans, Afropunk s’est installé à Paris et accueille des milliers de festivaliers à la Seine Musicale depuis trois ans maintenant. Cette année, nous avons eu le droit à des grands noms comme Janelle Monae, Raphal Saadiq et Solange ainsi que des artistes qui ne tarderont pas à avoir la même renommée comme Masego, Burna Boy, Lizzo, etc.

J’ai eu la chance de pouvoir assister à la première édition d’Afropunk à l’Elysée Montmartre (merci les jeux concours twitter de la Yard) et voir le changement en cinq ans est intéressant. Cela est d’autant plus intéressant que la trajectoire d’Afropunk Paris est différente des éditions d’autres villes.Néanmoins,  Afropunk m’a donné ce que j’attendais de ce festival. Certes, la dimension politique n’est plus aussi marquée que cela aurait pu être en 2005 à Brooklyn mais ça l’est juste assez pour toujours mériter son nom et donner le ton de l’évènement. Aujourd’hui, Afropunk est plus un défilé de mode ouvert à tous (ceux qui peuvent payer) où le thème serait “Express your identity” que cela soit sous le prisme de la culture, race, genre ou pas d’ailleurs et s’amuser dans un espace bienveillant pour tous. 

 

Au final, n’est-ce pas ce dont on attend d’un festival ?

 

Bref, trêve d’histoire et d’analyse et place à plus de photos !

Source: Instagram : @aimeedelajoie

 

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Source: Instagram @checksng

 

 

Un grand merci à chacun des artistes pour leurs performances, les festivaliers pour l’ambiance qu’ils ont réussit à créer et la Team Afropunk MVP pour avoir montré l’exemple du mot communauté durant tout le long du week-end.